être présent
faire face
être simple
essentiel
samedi 21 novembre 2009
vendredi 20 novembre 2009
juste levée de flammèches
quand au seuil de la porte
le bois au bout des cheveux
tu avances vers ce front
juste lui dans un cadre de cire
quand au seuil de la porte
le bois au bout des cheveux
tu avances vers ce front
juste lui dans un cadre de cire
jeudi 19 novembre 2009
étendu dans la soie
ce regard perce rouge
et crevasse toute peau
désireuse de s'adonner
aux sillons clairs des arêtes
de chacune des pierres de taille
ce regard perce rouge
et crevasse toute peau
désireuse de s'adonner
aux sillons clairs des arêtes
de chacune des pierres de taille
des carreaux sur la porte
aux fenêtres sur les yeux
dans le toit sous la peau
des carreaux de verre
cage sur le dehors
aux fenêtres sur les yeux
dans le toit sous la peau
des carreaux de verre
cage sur le dehors
portées hautes
au-dessus des éclats
des mouvements
du son angoissant
de la mer désolante
portées hautes
les seules voix
s'aimant l'une l'autre
aux dunes au vent
sous la pluie
sous le nord
entre leurs bras
au-dessus des éclats
des mouvements
du son angoissant
de la mer désolante
portées hautes
les seules voix
s'aimant l'une l'autre
aux dunes au vent
sous la pluie
sous le nord
entre leurs bras
fondus d'une brume verte
le sol épais fumant et moelleux
le grand okoumé
et feuilles foncent leurs couleurs
le sol épais fumant et moelleux
le grand okoumé
et feuilles foncent leurs couleurs
mercredi 18 novembre 2009
jeudi 12 novembre 2009
dimanche 8 novembre 2009
vendredi 6 novembre 2009
jeudi 5 novembre 2009
mercredi 4 novembre 2009
mardi 3 novembre 2009
dunes le sable le cercueil
des vents du large
le bleu le blanc au nord
dans mes flancs
écrits à la craie
des vents du large
le bleu le blanc au nord
dans mes flancs
écrits à la craie
qu'avais-je à oublier
sinon le ciel
sinon la mer
il n'y avait au milieu
que tes remparts
d'un rose tendre
sinon le ciel
sinon la mer
il n'y avait au milieu
que tes remparts
d'un rose tendre
une page après l'autre
plus proche ou plus loin
de ses yeux attentifs
une page de gribouillis
où semble-t-il elle se perd
sans l'ombre d'un remord
j'attrape ses lèvres au vol
plus proche ou plus loin
de ses yeux attentifs
une page de gribouillis
où semble-t-il elle se perd
sans l'ombre d'un remord
j'attrape ses lèvres au vol
des feuilles de tous jaunes
tordues d'humidité
roulées de vents
quelques cols tendus
passants de gris
passants c'est tout
tordues d'humidité
roulées de vents
quelques cols tendus
passants de gris
passants c'est tout
mourants
on les croise sur tous les trottoirs
à toutes les extrémités occidentales
mourants
sans racines sans histoire
on les croise sur tous les trottoirs
avec ces gueules sans membres
sans racines sans histoire
mourants
on les croise sur tous les trottoirs
à toutes les extrémités occidentales
mourants
sans racines sans histoire
on les croise sur tous les trottoirs
avec ces gueules sans membres
sans racines sans histoire
mourants
la tête à deux mains
frottée polie d'améthystes
qu'il secoue
hargneusement
qu'il embue
d'or solitaire
d'une tête étirée
jusqu'à l'orange
des murs des lampes
artificiels
frottée polie d'améthystes
qu'il secoue
hargneusement
qu'il embue
d'or solitaire
d'une tête étirée
jusqu'à l'orange
des murs des lampes
artificiels
par glissements par tensions
et dégringolades passionnées
j'ouvrais la cour les fontaines
et la lumière du carré de marbre
troublé des longs bruits de l'eau
revenue plus tangible que naguère
et dégringolades passionnées
j'ouvrais la cour les fontaines
et la lumière du carré de marbre
troublé des longs bruits de l'eau
revenue plus tangible que naguère
c'est au-dessus du volcan
portée comme un sacrifice
qu'en lui parlant sa langue
elle se révéla auprès de lui
portée comme un sacrifice
qu'en lui parlant sa langue
elle se révéla auprès de lui
il fallait crier hurler
secouer la gorge
gonfler le torse
éventrer la mer
de milliers d'épaulards
pour qu'elle se montre
enfin
l'écume bouillante
levée par les flots
et les abysses
remués
secouer la gorge
gonfler le torse
éventrer la mer
de milliers d'épaulards
pour qu'elle se montre
enfin
l'écume bouillante
levée par les flots
et les abysses
remués
lundi 2 novembre 2009
avec tendresse
et dans un éclat
de fenêtres
sentir le bonheur
passer dans le salon
près du jardin
entre les chaises blanches
près des couleurs
et des rires surtout
et dans un éclat
de fenêtres
sentir le bonheur
passer dans le salon
près du jardin
entre les chaises blanches
près des couleurs
et des rires surtout
pas assez de routes et de soleils
pas assez de tentes et d'horizons
pas assez de pays et d'arbres
où pencher l'eau de ses pleurs
pas assez de tentes et d'horizons
pas assez de pays et d'arbres
où pencher l'eau de ses pleurs
ce sont moments de miettes
de vérités intérieures
qui détruisent et ravagent
toute la matière entre tes bras
de vérités intérieures
qui détruisent et ravagent
toute la matière entre tes bras
je chiffonnais tous les papiers
pour extraire pour saigner la vie dedans
et j'ai eu froid
lorsqu'ils se sont asséchés coupants
pour extraire pour saigner la vie dedans
et j'ai eu froid
lorsqu'ils se sont asséchés coupants
technique mixte, 40cmx40cm, toile coton, non vernie (photo mauvaise qualité...blanc très pur normalement)
dimanche 1 novembre 2009
vendredi 30 octobre 2009
jeudi 29 octobre 2009
mardi 27 octobre 2009
mercredi 21 octobre 2009
dimanche 18 octobre 2009
mercredi 14 octobre 2009
lundi 12 octobre 2009
samedi 3 octobre 2009
vendredi 2 octobre 2009
les tours sifflent ton nom, celui que l'enfance souffla au fond de ta gorge, voix d'ange, et le blanc des nuages au fond de tes yeux, les tours aujourd'hui ne voient plus que cet oiseau noir de malheurs qui s'échancre blême aux rebords des tranchants, les tours qui sifflent maintenant comme les sirènes d'Ulysse, pour l'écraser au devant des pierres, des roches, des pointes arrogantes dans l'eau si bleue de turquoises.
dimanche 27 septembre 2009
lundi 21 septembre 2009
samedi 19 septembre 2009
comme si ramassant les fruits du hasard je ne pouvais que me réjouir des instants, des luttes chavirées, comme si d'un côté comme de l'autre j'emmenais des saltimbanques étranges devant un joueur de flûte, monstrueuse scène antique, espace en repliement. pas d'ombres, pas de remords, pas de sources. comme si chagrin venant l'on se dénaturait à n'avoir aucun contrôle, aucune échappée, le rideau sans envers ni endroit, le rideau saturé de velours, plus rouge que la somme des silences d'une vie, plus lourd de science que nulle autre lecture. comme si éteignant une même bougie dans toute la longueur des souffles raclés depuis l'éveil de la somme de toutes mes cellules tombées.
mardi 15 septembre 2009
dimanche 13 septembre 2009
vendredi 11 septembre 2009
jeudi 10 septembre 2009
mercredi 9 septembre 2009
j'ai ri
de ne pas savoir
comment
il me fallait vivre
j'ai souri au comment
et m'en suis allé
vivre pour de bon
au sommet
d'un air perdu
de ne pas savoir
comment
il me fallait vivre
j'ai souri au comment
et m'en suis allé
vivre pour de bon
au sommet
d'un air perdu
mardi 8 septembre 2009
et si tout n'était que marbre
la nuit dans les éclats de foudre
la peau comme une terre riche
avec ses parfums ses nuances
ses changeantes couleurs
et ses déchirures d'années
et si tout n'était que marbre
la nuit dans les éclats de foudre
la peau comme une terre riche
avec ses parfums ses nuances
ses changeantes couleurs
et ses déchirures d'années
et si tout n'était que marbre
chandelle
caresse
une eau de feu
tenue au secret
dans le noir
le noir gardien
chandelle
pointe douce
et amère
qui s'élève
par l'obscurité
de la présence
caresse
une eau de feu
tenue au secret
dans le noir
le noir gardien
chandelle
pointe douce
et amère
qui s'élève
par l'obscurité
de la présence
la rue est seule
sans mots pour elle
passage
gouffre
la rue où je marche
seul avec elle
et ses bras
de banlieues
sans mots pour elle
passage
gouffre
la rue où je marche
seul avec elle
et ses bras
de banlieues
cailloux dans le sang
dans l'eau rouge
dans le sel
quand la gorge serre
dans le feu
dans l'eau rouge
je vois des rivières
dans les yeux
meurtris de douleur
dans l'eau rouge
dans le sel
quand la gorge serre
dans le feu
dans l'eau rouge
je vois des rivières
dans les yeux
meurtris de douleur
ne pas attendre
pas même le son de chaque chose
filer plus vite
le coton des embruns
le sable grincheux
ne pas attendre
que vienne la ligne plate
l'ardoise bleue comme le ciel
pas même le son de chaque chose
filer plus vite
le coton des embruns
le sable grincheux
ne pas attendre
que vienne la ligne plate
l'ardoise bleue comme le ciel
vous me trouverez accroupi sous la lune
de l'encens une bougie
une cabane et de l'eau tout autour sur le toit
vous me trouverez pour un instant
puis vos yeux faibliront
de sommeil une fois de plus éloigné
sous les arbres étendu dans la nuit
de l'encens une bougie
une cabane et de l'eau tout autour sur le toit
vous me trouverez pour un instant
puis vos yeux faibliront
de sommeil une fois de plus éloigné
sous les arbres étendu dans la nuit
dimanche 6 septembre 2009
jeudi 3 septembre 2009
il est possible une fois entré dans le jadis
d'écouter entre des portiques d'albâtre
le rire étonnant d'un ou deux philosophes
mêlés de vin et d'amitié
et parlant de la vie en train de vivre
en train d'enterrer vivants
des mots véritables
d'écouter entre des portiques d'albâtre
le rire étonnant d'un ou deux philosophes
mêlés de vin et d'amitié
et parlant de la vie en train de vivre
en train d'enterrer vivants
des mots véritables
campé au milieu d'un cirque
des éléphants pour colonnes
des chevaux pour talons
recroquevillé près des cages
j'entendais rugir
plus effrayante que les bêtes
cette cohorte de voleurs
que le feu n'effrayait déjà plus
des éléphants pour colonnes
des chevaux pour talons
recroquevillé près des cages
j'entendais rugir
plus effrayante que les bêtes
cette cohorte de voleurs
que le feu n'effrayait déjà plus
je ne vois que l'envers
la sueur de la nuit
les glissements des chaussures
l'ombre d'eux qui passent
si proches
je ne vois que l'envers
leurs faux visages
leurs mensonges calcinés
la sueur de la nuit
les glissements des chaussures
l'ombre d'eux qui passent
si proches
je ne vois que l'envers
leurs faux visages
leurs mensonges calcinés
lundi 31 août 2009
à endurer si fort le vent
l'on en finit de trop croire
qu'il fut un jour notre matrice
notre panier de roseaux
l'on en finit de trop croire
qu'il fut un jour notre matrice
notre panier de roseaux
j'ai du mystère dans les pupilles
vous me reconnaîtrez
belle âme que j'idolâtre
car je suis sans frontières
entre vous et moi
vous me reconnaîtrez
belle âme que j'idolâtre
car je suis sans frontières
entre vous et moi
dimanche 30 août 2009
tout est né des profondeurs
des fils des entrailles soutenues
à force de bras ferreux
né ainsi du néant
ainsi de la porte au couloir
du couloir à la porte
juste au passage
des entrailles en altération
des fils des entrailles soutenues
à force de bras ferreux
né ainsi du néant
ainsi de la porte au couloir
du couloir à la porte
juste au passage
des entrailles en altération
samedi 29 août 2009
déchiré de plaines
de roseaux
d'herbe
et de nénuphars
déchiré de vertiges
au-dessus de cette eau
d'émeraudes empoisonnées
de roseaux
d'herbe
et de nénuphars
déchiré de vertiges
au-dessus de cette eau
d'émeraudes empoisonnées
vendredi 28 août 2009
rêve
à peine une lutte
quand sortis d'une porte
ses contours
ses pastels
crayonnent mon visage
blanc et si blanches
craies ses mains
qu'on ne distingue plus
l'ombre entre nous
quand sortis d'une porte
ses contours
ses pastels
crayonnent mon visage
blanc et si blanches
craies ses mains
qu'on ne distingue plus
l'ombre entre nous
mercredi 26 août 2009
lundi 24 août 2009
dimanche 23 août 2009
aussi les chants disparaissent
fumée roulante
et même à gronder
sûrement sa voix
ne s'éteindrait pas encore
fumée roulante
et même à gronder
sûrement sa voix
ne s'éteindrait pas encore
mercredi 19 août 2009
mardi 18 août 2009
lundi 17 août 2009
je suis insolent comme tout commencement
comme toute levée de paysans vomis à la guerre
l'alcool rempli de fièvres et de stupeurs
l'alcool dans un abreuvoir de métal et de désespoir
je suis insolent comme toute floraison
comme toute musique étrangère
comme toute levée de paysans vomis à la guerre
l'alcool rempli de fièvres et de stupeurs
l'alcool dans un abreuvoir de métal et de désespoir
je suis insolent comme toute floraison
comme toute musique étrangère
il n'est pas si éloigné
ce temps rieur
il craque sous tes pieds d'enfant
il est le grenier le plancher feutré
il est l'appel de la mère
au travers des murs de plâtre
ce temps rieur
il craque sous tes pieds d'enfant
il est le grenier le plancher feutré
il est l'appel de la mère
au travers des murs de plâtre
samedi 15 août 2009
mardi 11 août 2009
sans chercher
loin derrière soi
dans une nuit
une parcelle
le tissu doux
sans se défaire
du parfum
loin tous deux
résine de l'arbre
la myrrhe chaude
loin derrière soi
dans une nuit
une parcelle
le tissu doux
sans se défaire
du parfum
loin tous deux
résine de l'arbre
la myrrhe chaude
regarde les concubines qui s'avancent
choisies dans les meilleurs draps
les concubines dansent
le paravent dissimule
et les cerisiers ajoutent des veines roses
à leurs peaux qui dansent
à leur nudité d'ombres
regarde les concubines qui s'avancent
comme de la fumée d'encens
choisies dans les meilleurs draps
les concubines dansent
le paravent dissimule
et les cerisiers ajoutent des veines roses
à leurs peaux qui dansent
à leur nudité d'ombres
regarde les concubines qui s'avancent
comme de la fumée d'encens
des troncs qui n'existent plus
et des paysages neufs
peindre le mouvement
et laisser les fantômes aux fantômes
et des paysages neufs
peindre le mouvement
et laisser les fantômes aux fantômes
lundi 10 août 2009
par caprice il me fallait peindre
du sol sur les murs
des étoiles sur le toit
quelque chose comme du hasard
un peu loin
un peu frugal
du sol sur les murs
des étoiles sur le toit
quelque chose comme du hasard
un peu loin
un peu frugal
dimanche 9 août 2009
jeudi 6 août 2009
soleil soleil dans mes yeux noirs
empile les jarres et n'en parlons plus
du beau des yeux et du noir
soleil soleil surtout de lui
cette lune qui flamboie de miroirs
n'en parlons plus de l'éclat
et des choses si rares
que même la Cybèle pardonne de suppliques
pour qu'à genoux et grand
tu laisses le sol te subir et te salir
empile les jarres et n'en parlons plus
du beau des yeux et du noir
soleil soleil surtout de lui
cette lune qui flamboie de miroirs
n'en parlons plus de l'éclat
et des choses si rares
que même la Cybèle pardonne de suppliques
pour qu'à genoux et grand
tu laisses le sol te subir et te salir
cela n'a plus d'importance
plus de fleurs à porter dedans
plus de pièces à combler
plus de sol à laver
cela n'a plus besoin
de rien
plus de fleurs à porter dedans
plus de pièces à combler
plus de sol à laver
cela n'a plus besoin
de rien
la ville est jaune
cirée des quelques gouttes
aperçues vaguement
toutes à l'heure passantes
fulgurantes et moule
l'ombre auprès des enclumes
la ville est une masse
cirée des quelques gouttes
aperçues vaguement
toutes à l'heure passantes
fulgurantes et moule
l'ombre auprès des enclumes
la ville est une masse
entre les pierres rousses
elles s'amusent
jeunes et jolies pensées
entre les pierres rousses
elles bambous sous la pluie
se fondent éphémères
dans la nuit en train de naître
elles s'amusent
jeunes et jolies pensées
entre les pierres rousses
elles bambous sous la pluie
se fondent éphémères
dans la nuit en train de naître
mardi 4 août 2009
lundi 3 août 2009
j'ai perdu ma langue dans un trou d'eau
comme une pièce tombée de la poche
ou peut-être comme un pauvre gars assis
j'ai perdu ma langue dans un trou d'eau
comme les lumières ternissent dans le métro
comme une pièce tombée de la poche
ou peut-être comme un pauvre gars assis
j'ai perdu ma langue dans un trou d'eau
comme les lumières ternissent dans le métro
tremblante et foudre la neige
le blanc du pinceau
le drap dans le jardin
la senteur de la lavande
tremblante et foudre la neige
le passé ramené à la vie
la neige ramenée devant la porte
la main tremblante d'émotions
le blanc du pinceau
le drap dans le jardin
la senteur de la lavande
tremblante et foudre la neige
le passé ramené à la vie
la neige ramenée devant la porte
la main tremblante d'émotions
samedi 1 août 2009
jeudi 30 juillet 2009
l'art inachevé
l'art inachevé, c'est-à-dire qui n'est pas arrivé "à bout", "à bout" de soi, "à bout" de ses intentions, à "bout" de ses obsessions et des obscurités nichées dans chaque silence.
il me semble qu'il est bien plus difficile de sentir où s'arrêter que d'aller plus loin, plus en avant, plus "à bout", plus abouti.
aussi épurer, "rendre meilleur" moralement, plus "pur" par le "dépouillement", est la chose la moins aisée, la chose qui devient la moins facile, la plus ardue, la plus haute, élevée, abrupte, difficile...au fur et à mesure du temps.
rendre plus pur, c'est-à-dire "éliminer les éléments étrangers, dégager, débarrasser quelque chose des impuretés", quel exploit, mais non pas un exploit, surtout pas, l'exploit du latin explicitum, du supin de explicare "accomplir"!
restons "humbles", près de la terre, près du silence.
une question : qu'est-ce qui est étranger à un art inachevé...?
il me semble qu'il est bien plus difficile de sentir où s'arrêter que d'aller plus loin, plus en avant, plus "à bout", plus abouti.
aussi épurer, "rendre meilleur" moralement, plus "pur" par le "dépouillement", est la chose la moins aisée, la chose qui devient la moins facile, la plus ardue, la plus haute, élevée, abrupte, difficile...au fur et à mesure du temps.
rendre plus pur, c'est-à-dire "éliminer les éléments étrangers, dégager, débarrasser quelque chose des impuretés", quel exploit, mais non pas un exploit, surtout pas, l'exploit du latin explicitum, du supin de explicare "accomplir"!
restons "humbles", près de la terre, près du silence.
une question : qu'est-ce qui est étranger à un art inachevé...?
mardi 28 juillet 2009
des sifflets chalumeaux
ces machines de bruit
qui ouvrent le bitume
comme un tiret de rouge
éventreur de nuits
ces machines qui rêvent
chevauchées d'un casque
d'un ennui de cosaque
qui cherche à en découdre
des kilomètres d'incertitudes
ces machines de bruit
qui ouvrent le bitume
comme un tiret de rouge
éventreur de nuits
ces machines qui rêvent
chevauchées d'un casque
d'un ennui de cosaque
qui cherche à en découdre
des kilomètres d'incertitudes
ne mesurant l'oubli
que sous un soleil forcené
j'avouais à quelques lieux
seulement
l'insolence du vivre
que sous un soleil forcené
j'avouais à quelques lieux
seulement
l'insolence du vivre
phoenix
l'ombre des ombres
le sanctuaire des sanctuaires
la vie l'orgueil insensé
phoenix
un royaume de feu
cratère de toutes les voix
l'ombre des ombres
le sanctuaire des sanctuaires
la vie l'orgueil insensé
phoenix
un royaume de feu
cratère de toutes les voix
lundi 27 juillet 2009
ce sont des yeux dans la tête
ses mains qui nouent le cœur
ce sont rames et océans
multiples levées
d'une eau glaciale d'errances
ses mains qui nouent le cœur
ce sont rames et océans
multiples levées
d'une eau glaciale d'errances
baigné dans la route de sel
le sol mouillé de cercles
ce désert jaune virevolte
comme une flamme enfermée
vue de très haut
dans un ciel ovale
le sol mouillé de cercles
ce désert jaune virevolte
comme une flamme enfermée
vue de très haut
dans un ciel ovale
une rouvraie décore la lumière
sans introduction
aveulissement
un blâme sur la bassesse
celle de ne sentir davantage
de cette fureur centenaire et solide
de cette rouvraie d'un soir écarlate
sans introduction
aveulissement
un blâme sur la bassesse
celle de ne sentir davantage
de cette fureur centenaire et solide
de cette rouvraie d'un soir écarlate
samedi 25 juillet 2009
esseulée au féminin
de fleur à pétale
ouverte et close
noircie de volets
de pétale à solanacée
couverte d'ecchymoses
du dedans au dehors
esseulée au féminin
comme une pluie d'orage
de fleur à pétale
ouverte et close
noircie de volets
de pétale à solanacée
couverte d'ecchymoses
du dedans au dehors
esseulée au féminin
comme une pluie d'orage
vendredi 24 juillet 2009
l'eau dévoie le ciel
troublante et blanche
elle sème la pierre
dans un épais bleuissement
et n'imagine rien
de tout ce qu'elle représente
et délaie de plus belle
notre cœur et notre sens
troublante et blanche
elle sème la pierre
dans un épais bleuissement
et n'imagine rien
de tout ce qu'elle représente
et délaie de plus belle
notre cœur et notre sens
jeudi 23 juillet 2009
silence
chose composée de murs
d'enceintes de murs
d'enfermement
silence
comme un mot
froissé dans une feuille
de papier dans la main
silence
qui ne se partage pas
ne se communique pas
comme un mot
qui attend de l'autre
un écho sans espoir
chose composée de murs
d'enceintes de murs
d'enfermement
silence
comme un mot
froissé dans une feuille
de papier dans la main
silence
qui ne se partage pas
ne se communique pas
comme un mot
qui attend de l'autre
un écho sans espoir
mercredi 22 juillet 2009
dimanche 19 juillet 2009
je voudrais pouvoir me battre
égorger à mains nues
la terre l'herbe et le tronc
solide et brutal
l'arbre des lois
qui surplombe
qui étaie l'empire de mes yeux
soutenir la grandeur des cimes
soutenir le regard infernal
sauvez-moi
je voudrais pouvoir me battre
et lutter dans ce désespoir
dans la vie même
qui assaille chaque brique
chaque fondation
qui exhume chaque sentiment
et lutter dans ce désespoir
d'être un violon de veines
de sang et de finitude infernale
égorger à mains nues
la terre l'herbe et le tronc
solide et brutal
l'arbre des lois
qui surplombe
qui étaie l'empire de mes yeux
soutenir la grandeur des cimes
soutenir le regard infernal
sauvez-moi
je voudrais pouvoir me battre
et lutter dans ce désespoir
dans la vie même
qui assaille chaque brique
chaque fondation
qui exhume chaque sentiment
et lutter dans ce désespoir
d'être un violon de veines
de sang et de finitude infernale
qui es-tu contre le mur
le béton froid et si bleu
qui crois-tu paraître
dans le tain de la surface
à happer l'air
espadon du ciel
poisson volant
sans ailes
et plein d'écailles
d'argent d'argent
d'argent encore
le béton froid et si bleu
qui crois-tu paraître
dans le tain de la surface
à happer l'air
espadon du ciel
poisson volant
sans ailes
et plein d'écailles
d'argent d'argent
d'argent encore
c'est loi intérieure
cri de délivrance
déchirement
certitude
appel
c'est loi intérieure
envahissement
c'est écrire peindre
pleurer tout à la fois
c'est loi intérieure
exaltation
soupir
décadence et l'envol
c'est loi intérieure
qui ne répond à nulle autre
être artiste dans le monde
cri de délivrance
déchirement
certitude
appel
c'est loi intérieure
envahissement
c'est écrire peindre
pleurer tout à la fois
c'est loi intérieure
exaltation
soupir
décadence et l'envol
c'est loi intérieure
qui ne répond à nulle autre
être artiste dans le monde
jeudi 16 juillet 2009
mercredi 15 juillet 2009
né de la lave et de l'ombre sans soleil
sous un plancher craquant et lourd
un joyau de rouges comme un œil
de fissions ininterrompues
sous un plancher craquant et lourd
un joyau de rouges comme un œil
de fissions ininterrompues
la chair est tordue de sillons
de crevasses infimes et immenses
c'est un tout autre pays une pensée étrange
qui s'allume soudain sous un projecteur
la chair est tordue de sillons
où l'eau résonne de cris et de pleurs
de crevasses infimes et immenses
c'est un tout autre pays une pensée étrange
qui s'allume soudain sous un projecteur
la chair est tordue de sillons
où l'eau résonne de cris et de pleurs
en ballottant en tous sens les mains
pupilles vagabondes en ballottant au hasard
de la vie des rues des entrelacements
en tous sens comme une pieuvre mentale
pupilles éclatées comme un amas de galaxies
pupilles vagabondes en ballottant au hasard
de la vie des rues des entrelacements
en tous sens comme une pieuvre mentale
pupilles éclatées comme un amas de galaxies
dimanche 12 juillet 2009
je ne crois pas aux anges
mais aux feuilles qui tombent
naturellement et sans faillir
d'un arbre mort
je ne crois pas aux anges
mais aux poètes qui font d'un lac
un pont de perles d'eau verte
entre nous tous
mais aux feuilles qui tombent
naturellement et sans faillir
d'un arbre mort
je ne crois pas aux anges
mais aux poètes qui font d'un lac
un pont de perles d'eau verte
entre nous tous
tout a changé
la lumière
le mouvement
on ne triche plus
le vent tourne
la maison natale
les lieux marqués
tout a changé
à genoux
à terre
prière soulevée
chargée de sable
à genoux
à terre
l'homme voit
de derrière ses larmes
la lumière
le mouvement
on ne triche plus
le vent tourne
la maison natale
les lieux marqués
tout a changé
à genoux
à terre
prière soulevée
chargée de sable
à genoux
à terre
l'homme voit
de derrière ses larmes
samedi 11 juillet 2009
jeudi 9 juillet 2009
si loin
tous ces nuages de sable
en vagues en rouleaux
si loin
j'en rêve
cohortes fumeuses
de ces cilices du ciel
qui deviennent haillons
dans l'air irrespirable
d'une tête attachée
à la roche
tous ces nuages de sable
en vagues en rouleaux
si loin
j'en rêve
cohortes fumeuses
de ces cilices du ciel
qui deviennent haillons
dans l'air irrespirable
d'une tête attachée
à la roche
mercredi 8 juillet 2009
"dragon d'eau", acrylique 46cm x 38 cm, toile coton ( le vert profond ne ressort pas assez sur la photo)
mardi 7 juillet 2009
c'est comme défait du monde
que ce fil s'effiloche
en veines vibrantes
heureuses et tristes
c'est comme défait du monde
que tu trembles en lisant
chacun de tes gestes
que ce fil s'effiloche
en veines vibrantes
heureuses et tristes
c'est comme défait du monde
que tu trembles en lisant
chacun de tes gestes
lundi 6 juillet 2009
un chantier sur le tard du jour
dans l'affaissement des contrastes
une montagne de gravats
qui surplombe le trou de ciel
là où mon chantier commence
dans l'affaissement des contrastes
une montagne de gravats
qui surplombe le trou de ciel
là où mon chantier commence
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